Comment la lecture rapide m’a permis de réussir le concours du CRPE

Je m’en souviens encore. Le paquet du CNED était arrivé par avion.

Un énorme carton, d’une dizaine de kilos. Toute la préparation pour le concours du CRPE, le « Concours de recrutement des professeurs des écoles ».

On était en 2006, en Guyane, en plein cœur de la forêt amazonienne. J’habitais à Camopi, un village amérindien, sans internet, avec une heure d’électricité par jour et un seul point d’eau potable (à la gendarmerie).

J’avais décidé de passer le concours pour être titulaire. Et j’avais six mois devant moi.

Six mois plus tard, j'étais reçu avec plus de 16 de moyenne.

J'étais classé 6e, sur 450 candidats.

Autant vous le dire tout de suite : sans la lecture rapide, je n’y serais jamais arrivé !

Alors voici comment la lecture rapide m’a permis de réussir au concours du CRPE, en six points.


1. Avoir le bon mindset

La lecture rapide m’a permis d’aborder les révisions avec la bonne problématique.

Faire de la lecture rapide, c’est tout simplement intégrer la dimension « temps » dans notre activité de lecture.

La lecture rapide permet de se poser la question suivante : « Quel bénéfice la lecture de cet ouvrage va-t-il m’apporter en termes d’informations, pour quel coût en termes de temps ? »

Car si vous allez passer un examen ou un concours, vous savez que toutes les connaissances ne sont pas d’égale valeur.

Il s’agit d’apprendre en priorité toutes les connaissances indispensables et nécessaires à la réussite, à l’exclusion de toutes les autres.

Or ces ressources ne sont pas centralisées au même endroit.

Vous avez :

  • Des manuels qui ne contiennent aucune connaissance importante pour vous
  • Des manuels qui en contiennent un peu
  • Des manuels qui en contiennent beaucoup

Il va donc s’agir :

  • D’écarter les livres de la catégorie 1 (on utilise pour cela le survol)
  • De marquer les livres des catégories 2 et 3 pour savoir quels passages sont à apprendre (on utilise l’écrémage)


2. Savoir quels manuels écarter

Alors le survol, c’est quoi ?

Vous vous rappelez, quand vous étiez gamin, chez le buraliste ? Quand vous feuilletiez à toute vitesse ce Picsou magazine que vous n’aviez pas les moyens d’acheter ?

Eh bien c’était déjà du survol. En une minute, vous essayiez d’avoir la substantifique moelle du Picsou.

C’est ça, le survol. Bon, cela fait appel à des techniques assez précises. Si vous voulez les apprendre, elles sont détaillées dans ma méthode en téléchargement gratuit sur ce site.

C’est ce que j’ai fait avec mes manuels du CNED.

Deux d’entre eux ne m’auraient rien apporté, ou alors vraiment à la marge. Direction la poubelle.


3. Déterminer quoi lire dans un livre

C’est ce qu’on appelle l’écrémage.

J’ai plongé dans les bouquins, armé d’un paquet de post-it et d’un surligneur. Objectif : la table des matières. Avec le fluo, j’ai surligné les chapitres qui valaient la peine d’être lus.

Puis j’ai lu le premier et le dernier paragraphe de chaque chapitre. J’ai regardé s’ils tenaient leurs promesses. J’ai mis un post-it sur ceux que je voulais lire en détail.

Notez qu’à ce stade, j’avais déjà divisé ma charge de travail par trois ou quatre


4. Passer à la vitesse lumière

J’ai utilisé la technique du guide visuel.

Un guide visuel ? Kezaco ? Eh bien c’est un petit instrument, de la taille et de la forme d’un long crayon à papier, que vous allez déplacer au rythme que vous voulez donner à votre lecture.

J’en conviens. Lire en suivant avec le doigt n’est pas très sexy. Avec une aiguille à tricoter non plus. Perso, j’ai opté pour la baguette chinoise. Vous savez, celle avec laquelle on attrape les raviolis vapeur !

Utiliser un guide a un effet phénoménal sur le long terme, que ce soit sur la vitesse de lecture ou sur la concentration.

Pour être tout à fait honnête avec vous, cela réclame un peu d’entraînement. Un peu seulement.


5. Graver ses connaissances dans le marbre

« Quand on lit plus vite, on comprend moins bien ». Ou, dit autrement : « plus on lit lentement, mieux on comprend. »

FAUX. NUL. ZERO.

Poussons le raisonnement à l’extrême. Imaginez qu’il vous faille une journée pour lire une phrase.

Pensez-vous sérieusement que vous comprendrez ce que vous lirez à ce rythme ? Arrivé au bout de la première page, vous aurez oublié le début depuis longtemps !

C’est donc le contraire qui est vrai : plus on lit lentement, moins on comprend. Pourquoi ?

Comprendre, c’est faire des liens entre les informations.

Il faut donc qu’elles se succèdent rapidement pour pouvoir les mettre en relation entre elles.

Donc : la lecture rapide favorise la compréhension.

Mais ce n’est pas tout.

C’est aussi un ensemble de techniques qui visent à mieux mémoriser :

  • L’association systématique d’un exemple à une idée
  • La prise de notes active, en reformulant systématiquement et en faisant des remarques personnelles (oui, dès ce stade). Pour une bonne technique de prise de notes, vous avez la méthode Cornell.
  • La double prise de notes (par ouvrages et par thèmes)
  • La répétition espacée. Aussi appelée SRS (de l’anglais spaced repetition system), c’est une technique d’apprentissage basée sur des révisions à intervalles réguliers, plus ou moins espacés : plus l’élément à apprendre est ancré dans notre mémoire, plus les révisions peuvent être éloignées les unes des autres.


 6. Résultat

J’ai fini 6ème sur 450 candidats.

(Et encore, avec une note très moyenne en sport).

Quinze ans plus tard, j’ai appliqué les mêmes techniques pour un autre concours, de la fonction publique territoriale celle fois-ci.

Avec le même succès.

Je vous en parlerai une autre fois.

P.S : En cadeau, une photo de l'école du village !

P.P.S : Si vous voulez commencer à apprendre la lecture rapide, téléchargez ma méthode gratuite sur ce site !

P.P.P.S : Besoin d'un coup de pouce dans la préparation de votre concours ? Pensez au coaching focus !

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