Concours, examens : le guide ultime pour réussir en travaillant moins !


Vous avez une ambition.

Décrocher un concours, réussir un examen, acquérir une nouvelle compétence.

Et vous le savez :

Le plus dur, ce n’est pas d’échouer. Si vous n’avez pas fait tous les efforts nécessaires, l’échec peut même vous sembler plutôt facile à vivre !

Le plus dur, ce n’est pas de travailler. Tout le monde est prêt à faire des efforts si le résultat est au bout du chemin.


Le plus dur, c'est d'échouer alors qu'on a travaillé.

Pire encore : de réaliser que certains ont réussi en travaillant moins.


Pourtant, vous ne pouvez pas vous en vouloir.

Depuis que vous êtes petit, personne ne vous a appris à travailler correctement.

Quand vous faisiez vos études, vous étiez jugés sur vos notes. Peu importe si vous aviez passé plus de temps que les autres à réviser.

Plus tard, dans le monde du travail, les choses ne changent pas vraiment. Votre chef vous fixe un objectif et vous juge sur vos résultats. Si vous devez rester tard le soir au bureau pour y parvenir, c’est votre problème.

Alors, bien sûr, comme on ne nous juge que sur nos résultats et non sur nos méthodes, on ne cherche jamais à améliorer ces dernières.

Conséquence ? On se traîne les mêmes habitudes de travail inefficaces pendant des années, même si elles représentent un gaspillage énorme de temps et d’efforts.


J'ai écrit cet article pour que vous puissiez remédier à ce problème.

Quand vous en aurez fini la lecture, vous saurez comment être efficient dans vos apprentissages.

Être efficient, cela veut dire obtenir le maximum de résultats pour le minimum d’efforts.


Vous allez pour cela vous appuyer sur la loi de Pareto, qui nous dit que 20% des actions apportent 80% des résultats.

Je vais vous faire une confidence. J’ai eu tous mes diplômes (DEUG, licence, maîtrise, DEA, DESS, etc) en n’apprenant strictement que mes cours.

Pour être plus précis, en n’apprenant que les plans de mes cours. J’apprenais le plan par cœur, et j’étais ensuite capable de retrouver le cours à partir du plan.

Je n’ai jamais ouvert un manuel de toutes mes études.

Cela peut sembler incroyable, mais c’est pourtant vrai.

Et ce n’est pas tout : j’ai eu chacune de mes années avec mention ! A la fin de la maîtrise, j’ai été le seul étudiant de la promo à décrocher une bourse au mérite, donnée sur la base de mes résultats depuis la 1ère année.

Finalement, la raison est assez facile à comprendre : notre temps est limité. Nous ne pouvons pas tout savoir. Je ne savais que mes cours, certes, mais c’était déjà très bien.

Les autres étudiants ont consacré le même temps à potasser des manuels, mais ils ne savaient même pas la base : le cours du prof !

Vous saisissez ?

En allant à l’essentiel, vous aurez de meilleurs résultats en travaillant moins.


Je vous préviens :

Je vais peut-être un peu vous secouer, mais ce sera pour votre bien.

Je vais vous montrer comment aller à l’essentiel, pour savoir ce qu’il faut savoir, sans vous disperser.

Je vous le garantis, c’est ainsi que vous sortirez du lot.


Voici le guide ultime pour réussir en travaillant moins, en huit points.


1. Soyez sans scrupules

Vous savez ce qui vous bloque ? La culpabilité.

On vous a appris à rechercher la perfection.

Faire 20% d’efforts pour obtenir 80% des résultats, et en rester là, ça vous dérange.

Une petite voix vous dit que le travail n’est pas fini, et qu’il serait juste et bien de rajouter 80% d’efforts pour achever les 20% restants.

Vous vous dites : est-ce que justement pour réussir on ne doit pas chercher à en apprendre le plus possible ?

Eh bien non, justement. Parce que vous n’arriverez pas à tout savoir.

Je vous invite à méditer cette phrase de Peter Drucker : « Il n’y a rien de plus inutile que de faire avec efficacité quelque chose qui ne doit pas du tout être fait »

Ne cherchez pas la perfection.

Ma grand-mère (paix à son âme) me le disait déjà : « le mieux est l’ennemi du bien ». Et elle avait raison.


Vous n’êtes pas encore convaincu ?

Alors voici une liste de bénéfices que vous obtiendrez en allant à l’essentiel :

  • Vous optimiserez votre temps : moins de choses à faire = travail plus efficient.

  • Vous travaillerez plus facilement : moins de choses à faire = meilleure organisation.

  • Vous serez plus serein : moins de choses à faire = plus de tranquillité d’esprit.

  • Vous serez contents de vous : moins de choses à faire = plus d’occasions de se réjouir d’avoir bien fait son travail.

  • Vous vous ménagerez : moins de choses à faire = plus de temps libre.


2. Distinguez la fin des moyens

Ce point est capital.

Vous devez sans cesse revenir aux objectifs initiaux.

Demandez-vous systématiquement : ce moyen que j’ai choisi me rapproche-t-il de la fin ?

Sinon, il faut revenir à l’objectif et changer le moyen d’y parvenir.

Potasser plusieurs manuels de 600 pages chacun n’est pas un moyen de réussir l’examen.

Le moyen de réussir l’examen, c’est de donner au prof ce qu’il attend. En général, il attend de vous que vous ayez appris son cours. Normal : c’est lui qui vous l’a donné !

Pour les concours, c’est exactement la même chose. Passer des heures à apprendre les dates des arrêts administratifs n’est pas un moyen de préparer une épreuve de droit public.

Allez voir les rapports de jury. Vous verrez ce qu’ils attendent de vous.

Vous y lirez toujours la même chose : les candidats ne maîtrisent même pas l’essentiel. Le moyen, c’est de maîtriser les notions de base.

Un exemple, tiré du rapport du jury du concours de rédacteur, session 2019, Centre de gestion de la Haute-Garonne : « les connaissances s’avèrent dans l’ensemble très lacunaires, y compris concernant des notions élémentaires de droit public. »

Contrairement à ce que vous pouvez croire, le niveau moyen des candidats n’est pas élevé. La preuve ? Les jurys s’en plaignent chaque année.

Il faut simplement savoir ce qu'il y a à savoir. Quant à la question "faut-il savoir par coeur ?", j'y réponds ici.

En maîtrisant l’essentiel, vous serez déjà dans le haut du panier.


3. Capturez vos idées

Votre esprit est fait pour avoir des idées, pas pour les stocker »
- David Allen

Vous devez avoir un endroit vous notez immédiatement tout ce que vous avez à faire, au fur et à mesure que les idées nous viennent. C’est la « to do list ».

Cette liste va vous vider la tête. Quand vous aurez noté la chose à faire, vous n’y penserez plus et pourrez passer à autre chose.

Donc, dès que vous avez une idée d’une tâche à faire, notez-la immédiatement sur votre liste, et continuez votre travail. Vous reviendrez à la liste plus tard.

Cette liste doit être en perpétuelle évolution. Quand vous avez fini une tâche, vous la rayez. Quand apparaît une nouvelle tâche, vous l’écrivez.

Ce sera le point de départ de votre organisation.


4. Priorisez vos tâches

Partez de votre liste.

  • En vous appuyant sur la loi de Pareto, identifiez les tâches qui requièrent peu d’efforts et qui apportent beaucoup de résultats. Ce sont les tâches prioritaires.
    Un exemple ? Apprendre la lecture rapide ! Si tout le monde la recommande, ça n'est pas pour rien.

  • Parmi elles, identifiez les tâches que l’on peut faire en moins de 2 min. Faites celles-ci en priorité. Typiquement, classer vos notes dans des dossiers sur votre ordinateur ne vous prendra que quelques secondes, et vous servira énormément par la suite.
    Respectez donc la règle des 2 min.

  • Prenez maintenant la liste des tâches non prioritaires et éliminez-en le plus possible. Ne culpabilisez pas, soyez sans pitié.
    Rappelez-vous Steve Jobs : « Je suis aussi fier des choses que nous n’avons pas faites que de celles que nous avons faites. »

  • Quant aux tâches non prioritaires qui restent, mettez-les dans un coin, vous les verrez plus tard s’il vous reste du temps.

5. Planifiez à l’avance

A partir de vos tâches prioritaires, faites-vous un planning de révisions.
Si vous voulez apprendre comment faire, j’ai écrit un article à ce sujet. Reportez-y vous pour en savoir plus.

  • Mettez les tâches les plus difficiles le matin.

  • Si besoin, divisez vos tâches en tâches plus petites. Vous savez comment manger un éléphant ? Bouchée par bouchée.

  • Ne consacrez pas à ce planning plus de temps que nécessaire. S’organiser ne doit pas être une autre façon de procrastiner.

  • Planifiez à l’avance, mais restez souple. N’hésitez pas à revenir sur votre liste de tâches et à redéfinir les priorités. Révisez votre planning en conséquence.

  • Fixez-vous des objectifs rapprochés. Vous connaissez la loi de Parkinson ? Elle nous dit que « Le travail s’étale de façon à occuper le temps disponible pour son achèvement. »
    En gros, plus vous disposez de temps pour faire quelque chose, plus vous prenez de temps pour le faire. Divisez donc votre travail en micro-tâches et fixez-vous une échéance proche pour les réaliser.

  • Révisez tout plusieurs fois.  Adoptez la meilleure méthode de mémorisation qui soit : la méthode des répétitions espacées.

  • Prévoyez de la marge. Tenez compte de la loi d’Hofstadter. La voici : « Il faut toujours plus de temps que prévu, même en tenant compte de la Loi de Hofstadter.”
    Cette loi est absolument vraie. Mais si vous appliquez les conseils donnés dans cet article, vous verrez qu’elle vous nuira beaucoup moins qu’auparavant.


6. Travaillez pour de vrai

Travaillez moins certes, mais à condition que chaque session soit intense.

  • Travaillez par blocs de temps d’une trentaine ou quarantaine de minutes. Au-delà, il devient difficile de se concentrer sur la même tâche.

  • Adoptez une méthode d'apprentissage efficace, qui vous fera gagner du temps, comme la méthode Feynman.

  • Prenez des notes concises dès la première lecture, pour ensuite travailler sur vos notes uniquement. Cela vous économisera un temps considérable. Pour une bonne technique de prise de notes, vous avez la méthode Cornell.

  • Ne vous laissez pas distraire. Vous connaissez la loi de Carlson ? Elle dit que « Un travail réalisé en continu prend moins de temps et d’énergie que lorsqu’il est réalisé en plusieurs fois. » Si vous travaillez sur une tâche sans interruption et sans pause, cette tâche vous prendra moins de temps.

  • Apprenez à dire non. Vous devez connaître vos priorités et vous fermer à toutes ces choses qui se présentent à vous et qui ne sont pas en accord avec elles. Non à cette idée, non à cette invitation, etc.

  • Evitez le multitâches. Une étude du Journal of Experimental Psychology révèle que le multitâches nous fait perdre 40% de temps productif. Concentrez-vous donc sur une seule tâche à la fois.

  • Acceptez le chaos. Si vous vous consacrez intensément à une seule tâche, il est possible que la vaisselle s’accumule. Que le jardin se transforme en petite jungle. Que vos mails restent en attente.
    C’est normal… Acceptez-le. Mieux vaut avancer sur une seule chose et oublier provisoirement le reste que de travailler sur plusieurs choses en même temps et de ne pas avancer assez vite.


7. Ménagez-vous

Vous êtes votre propre patron. Alors traitez-vous avec égards !

Vous devez vous fixer des limites.

Je n’ai, par exemple, jamais travaillé de ma vie après 20h. C’est comme ça. Je n’aimerais pas qu’un patron me l’impose, alors je ne me l’impose pas à moi-même. Logique, non ?

Savoir s’arrêter est vital. Faire des pauses aussi.

Comme le déclare la loi d’Illich: “Après un certain temps, la productivité tend à décroitre, voir atteindre des valeurs négatives.”

Après chaque bloc de travail de 40 min, prenez une petite pause de 5-10 min.

Toutes les trois ou quatre heures, prenez une grande pause.

Prévoyez des jours de congé, et même des vacances.


8. Rangez régulièrement votre espace de travail

Votre bureau doit être organisé de façon à ce que tout ce dont vous avez besoin soit à portée de main : stylos, feuilles, carnet de notes, liste de choses à faire, etc.

Vous devez savoir où sont vos différents documents de travail.
Selon une étude scientifique, le travailleur de bureau moyen perd près de 4h par semaine à chercher ses affaires ! En rangeant bien celles-ci, vous pouvez donc gagner plusieurs heures de productivité.

N’oubliez pas que votre espace de travail doit aussi être sain.
Faites notamment attention à :

  • L’assise
  • L’éclairage
  • Votre position
  • Vos yeux (et leur exposition aux écrans)
  • Votre hydratation
  • La température de la pièce


Conclusion


Résumons. Je vous ai donné 8 conseils pour réussir en travaillant moins.

  1. Appuyez-vous sur la loi de Pareto : faites 20% d’efforts pour 80% de résultats.

  2. Distinguez la fin des moyens. Révisez sans cesse vos moyens d’action et demandez-vous systématiquement s’ils sont les mieux adaptés au but que vous poursuivez.

  3. Notez-les au fur et à mesure toutes les idées de tâches qui vous viennent sur une liste.

  4. Priorisez vos tâches en vous appuyant sur la loi de Pareto et la règle des 2 minutes.

  5. Faites un bon planning de travail, en divisant votre travail en micro-tâches et en prévoyant de la marge.

  6. Travaillez intensément, sur une seule tâche et sans vous laisser distraire.

  7. Prenez des pauses régulièrement.

  8. Ayez un espace de travail pratique et sain.


Ce sont là 8 pistes pour être plus efficient au travail.

Si vous ne deviez en retenir qu’une, ce serait la loi de Pareto.
Cherchez toujours à appliquer vos efforts là où ils donneront le plus de résultats. 

Passer un concours ou un examen est un travail de longue haleine. Cela n’est jamais facile. Mais si vous appliquez les conseils ci-dessus, vous devriez atteindre le résultat que vous méritez.

L’essentiel est de ne pas perdre le cap.

Revenez toujours à votre objectif initial, et demandez-vous si ce que vous êtes en train de faire est le meilleur moyen de vous en rapprocher.

Commencez aujourd’hui !

4 Responses

  1. Bonjour,

    merci pour vos précieux conseils, je fais partie de ceux qui ont beaucoup appris (en prenant beaucoup beaucoup de temps) pour au final ne plus rien savoir le jour J, et oui la base n’était pas là.
    Donc dur de s’y remettre après plusieurs échecs, mais je pense qu’avec votre façon de réviser je peux y arriver, je veux y croire !! en effet, c’est logique la base avant tout et après on approfondi si besoin.

    Merci pour vos conseils

    • Bonjour Hélène,
      Ce commentaire me fait vraiment plaisir. “Qui trop embrasse mal étreint”, dit-on.
      Il est important que vous ayez pris conscience du problème. Dans un deuxième temps vous pourriez faire la liste des connaissances vraiment “indispensables” pour votre concours, et bâtir un planning de révisions en fonction. Qu’en pensez-vous ?
      Bien à vous.

  2. Tout à fait!
    Se préparer avec intelligence plutôt que se greffer un livre de droit public.
    Toutefois, on nous culpabilise toujours. “Tu n’as pas eu ton concours ?….Ben… Tu n’as pas assez bossé.”
    Alors que la personne est exténuée pour avoir ingurgitée une tonne d’information inutiles et s’être épuisée à la tâche.
    De bons conseils ! Merci

    • Tout à fait Morgane ! Qui trop embrasse mal étreint.
      L’enjeu est de se débarrasser de ce complexe qui nous pousse à croire que ceux qui réussissent en savent plus que nous. Non. Ils en savent peu, mais ils savent ce qu’il faut savoir. Et ils le savent vraiment.

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